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COURS DE TORAH EN VIDÉOS SUR LES ENSEIGNEMENTS DE RABBI NA'HMAN DE BRESLEV
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SA VIE 

 

Loué soit l’Eternel pour ses bontés qui nous permet de rester fidèles à Sa Foi, dans nos générations où l’hérésie et l’athéisme déferlent sur nous tel « GoG et MaGoG « .

Mais le Saint béni soit-Il fait précéder le remède au fléau …

 

Rabbi Na’hman de Breslev naquit le Chabbath, 1er Nissan 5532 (1772), dans la maison familiale du Ba’al-Chem-Tov à Médzibouz. Sa mère, Feigué, était la petite-fille du Ba’al-Chem-Tov. Son père, Rabbi Sim’ha, était le fils de Rabbi Na’hman Horodenker, l’un des principaux disciples du Ba’al-Chem-Tov et l’intendant de sa maison à qui il avait confié toutes ses clefs. La Brith-Milah eu lieu le jour de Chabbath-Hagadol, en présence des plus grands disciples du Ba’al-Chem-Tov et de ses petits-fils Rabbi Baroukh de Médzibouz et Rabbi Ephraïm de Soudylkov, les oncles du nouveau-né, ainsi que des plus grands disciples du Magguid de Mézericht. Son ascendance remonte au Roi David de par son père et par sa mère !

 

Rabbi Na’hman naquit à une période de grand désarroi spirituel. Le premier des décrets d’excommunication et d’anathèmes fut lancé contre le ‘Hassidisme, par les chefs des communautés de Vilna et Brody, une semaine après sa naissance ; et huit mois plus tard disparaissait le Magguid de Mézericht, successeur du Saint Ba’al-Chem-Tov, lui-même ayant disparut en 1760. A cette époque vivait dans cette partie du Monde plus des deux tiers de l’ensemble de tout le peuple Juif…

 

Pourtant, Médzibouz reste le lieu où les grands et saints disciples aiment à se retrouver, dans une joie et une ferveur commune. Les histoires de Tsadikim s’élèvent entre ces murs encore imprégnés de la présence du Ba’al-Chem-Tov. C’est cela qui permit à Rabbi Na’hman d’atteindre son niveau, qui l’éveilla et l’attacha profondément à Dieu, en guidant ses premiers pas sur la voie du perfectionnement dès son enfance.

 

Dès l’âge de 4 ans, il travail déjà dans l’acharnement et la volonté obstinée d’accomplir sa tâche, décidant de se séparer totalement de ce monde-ci passager, en brisant tout d’abord l’attrait pour la nourriture. Il se rendra maître totalement de tous ses traits physiques et moraux… Il attache en permanence sa pensée au Nom de Dieu, et entame un dialogue avec le Créateur qui ne cessera plus… Dès l’âge de 6 ans, il se rend régulièrement la nuit, seul, sur la Tombe du Ba’al-Chem-Tov, avant de se tremper dans un Mikvé glacé en plein hiver… Se consacrant avec ardeur à l’étude, allant jusqu’à payer son Maître pour chaque page supplémentaire de Guémara étudiée avec lui, il pleur devant Dieu chaque jour pour saisir la Lumière intérieure de la Torah, n’ayant pas encore 7 ans… Jouant avec les autres enfants pour se dissimuler, mais soucieux de parvenir à l’élévation de son âme, il ressasse le Réchith-‘Hokhma, ce saint livre du Moussar, puis connaît bientôt toute la Torah entière, révélée et cachée, reliant à sa troisième étude consécutive du Choul’han-‘Aroukh chaque loi à son sens Kabbalistique… Il n’y a pas eu son semblable dans la connaissance de la Torah toute entière, Ecrite et Orale, qui était disposée comme un livre ouvert devant lui.

 

Isolé en pleine nature ou dans son grenier, et sans nul témoin de son évolution spirituelle, il passe même aux yeux de certains comme le déshonneur de ses illustres pères, car son soucis majeur est la discrétion. C’est là, durant ses treize premières années, que Rabbi Na’hman prépare le fondement de son œuvre à venir. Il avouera que son élévation était due seulement et uniquement par son travail sur lui-même, et non à son illustre ascendance.

 

A l’âge de la Bar-Mitsva (et comme c’était l’usage), Rabbi Na’hman se marie à Sashia, fille de Rabbi Ephraïm de Oussyatin. Il eu huit enfants: six filles et deux garçons. Déjà le jour de son mariage, s’attache à lui son premier disciple, Rabbi Chim’on, bien plus âgé, qui sera son confident intime et son fidèle serviteur (et obtint de le rester dans le Monde-Futur…) Il poursuit sa tâche avec une ardeur rare, faisant de l’ascèse son mode de vie, jeûne souvent d’un Chabbath à l’autre, et brise son corps dans des mortifications pour le purifier totalement, sortant la nuit à la rencontre du Saint béni soit-Il dans les champs et les bois alentour, où il ressent son âme se séparer de par son aspiration au Ciel. Plus tard, Rabbi Na’hman déclara qu’il n’aurait pas tant abîmé son corps s’il avait sut la force de la Prière (comme il l’a révéla…)

 

Ces cinq premières années passées chez son beau-père, il s’installe à quelques kilomètres de là, à Medvédèvka, où il restera neuf ans. Là, on reconnaît aussitôt en lui un Tsadik, et s’attachent à lui ses premiers grands disciples, déjà éminents : son frère Rabbi Yé’hiel Tsvi ; Rabbi Yékoutiel, le Magguid de Térovitsé, éminent disciple du Magguid de Mézericht, et dirigeant de 84 communautés d’Ukraine, (et plus tard son gendre Rabbi Yits’hak) ; Rabbi Youdel, succédant à Rabbi Pin’has de Koritz, et Rabbi Chmouel Aïzik (tous deux de Daschiv, firent souvent les deux cent kilomètres à pied jusqu’à Medvédèvka) ; Rabbi Aharon, qui sera l’autorité rabbinique de la ville de Breslev ; Rabbi ‘Haïkel. (Puis plus tard, Rabbi Yits’hak Aïzik ; Rabbi Chmouel Yits’hak de Tchérin ; Rabbi Yits’hak Yéhouda, Rabbi Yits’hak Leïb, tous deux de Téplik). Aux côtés de ces noms prestigieux, une foule de gens simples, dont certains deviendront à leur tour d’authentiques Tsadikim, commence à affluer. A vingt ans, Rabbi ‘Hassidique et Maître reconnu, Rabbi Na’hman poursuit la tâche qui lui incombe…

 

Cette quête, entreprise par Rabbi Na’hman maintenant âgé de vingt-six ans, passe par la nécessité de se rendre en Erets Israël. Laissant derrière lui femme et enfants, disciples et renommée, il entreprend son voyage, accompagné de Rabbi Chim’on, en 1798 (le jour du Lag-ba’Omer), et surmonte tous les obstacles qui tentent d’entraver l’accomplissement de son idéal. Après avoir été retenu à Istamboul, il atteint la Terre Sainte la veille de Roch-Hachana. C’est ici, dès qu’il foule pour la première fois les quatre coudées, qu’il atteint les cimes de la Spiritualité, des niveaux sublimes inexplorés comme jamais auparavant par aucun être humain…

Quelques mois décisifs pour le Tsadik, maintenant en mesure de poser son sceau sur l’ensemble du peuple Juif et pour toutes les générations. Mais les forces obscures qui n’ont pas réussi à entraver son voyage vont s’efforcer par un autre moyen de voiler la Lumière du Tsadik : il s’agit de la calomnie et la controverse, dans laquelle Rabbi Na’hman vit alors une regrettable nécessité. Il déclara dès son retour : « Je vous apporte un cadeau d’Erets-Israël : la controverse ! »

(Ce cadeau, c’est la possibilité d’arriver à la perfection en surmontant les ennemis, la honte, la haine gratuite, la jalousie : souffrances facteurs de la réussite…)

Il quitte la Terre Sainte avant Pourim 1799, et arrivera chez lui à Medvédèvka en début d’été 1800, après que l’Eternel le sauve de tout, de la peste, du glaive, de la famine, de la soif, de la captivité…

A la fin de l’été, il part s’établir à Zlatipolia où il restera deux ans. C’est là que prit naissance, plus d’un an après son retour, l’antagonisme virulent de celui qui devint son plus grand ennemi, le grand dirigeant ‘Hassidique de Shpolé…

 

Puis en été 1802, Rabbi Na’hman s’installe à Breslev… Il déclara : « Nos fidèles seront pour toujours appelés du nom de la ville de Breslev ! » (‘Hassidim-Breslever).

Car en Hébreu, BRESLEV est composé des même lettres que LEV BOSSER [un cœur content], ainsi que LEV BASSAR [un cœur de chair], (avec un Samekh et non un Shin, comme l’écrit le Midrach). Ce qui annonce l’idéal du Tsadik (Yé’hezkel, 36:26) :  » Je vous retirerai ce cœur de pierre et placerai en vous un cœur de chair ! « 

Ainsi Rabbi Na’hman projette de faire de chacun de ses disciples un véritable Tsadik !

(La voie nouvelle de Rabbi Na’hman est l’élévation suprême, sans les miracles et prodiges des Tsadikim passés, mais seulement par la Foi simple et la Prière simple en brisant son cœur dans les larmes devant Dieu comme un enfant. Telle est la voie du Roi David et de son Livre des Téhilim, et de toute sa sainte descendance…)

 

Et cette année-là a lieu la rencontre avec Rabbi Nathan de Némirov, fondamentale et fondatrice de l’œuvre à venir : le Maître et son Disciple ! Rabbi Nathan, accompagné de son ami intime depuis l’enfance Rabbi Naftali (qui, par son amitié indéfectible à Rabbi Nathan, mérita de s’élever lui aussi au-dessus de tous les autres disciples), se rend chez Rabbi Na’hman dès son installation à Breslev, qui lui déclare alors : « Nous nous connaissions déjà avant ! (leurs âmes…) Cela fait simplement beaucoup de temps que ne nous soyons vus face à face ! »

 

La dévotion, la patience, la soumission, l’extrême humilité, sa totale annulation malgré sa sagesse et sa connaissance exceptionnelle, font de Rabbi Nathan le Talmid [disciple] par excellence, qui, abandonnant son propre esprit pour s’attacher corps et âme à celui du Tsadik, consacrera sa vie à transcrire, enseigner, imprimer, et diffuser l’enseignement de son Maître.

Rabbi Na’hman déclara à son sujet : « S’il n’y avait pas eu Rabbi Nathan, pas même une seule page de mes écrits ne serait resté ! »

 

Une fidélité qui persistera au-delà du départ de Rabbi Na’hman. Lorsque ses opposants les plus virulents proposent à Rabbi Nathan l’arrêt immédiat de toute calomnie s’il consentait à reprendre la succession de son Maître, il n’aura pas d’autre réponse que cette phrase si simple et pourtant si lourde de sens : « Je ne suis pas le Maître, je demeure le disciple ! »

La différence entre Rabbi Nathan et les autres disciples, disaient les anciens de Breslev, c’est que les autres savaient que Rabbi Na’hman représentait tout, mais eux-même pensaient avoir aussi quelque peu… Alors que Rabbi Nathan savait que sans son Maître, il n’avait rien !

 

Rabbi Na’hman restera huit ans à Breslev, au cours desquels il accomplira ses périples à Medvédèvka, Tchérin, Krémenchoug, Brody, Térovitsé, Douvno, Ostraha, Zaslav, ainsi qu’à Lemberg et Novoritch. (Tous les actes et voyages de Rabbi Na’hman relèvent de mystères extrêmement profonds. Son voyage à Novoritch, à l’époque de Pourim 1807, ne sera jamais élucidé ; alors que celui à Kaménitz d’avant son voyage en Israël ne le sera qu’avec la venue du Machia’h…)

C’est ici à Breslev qu’il achèvera tous ses Ecrits !

 

A l’automne 1805, Rabbi Na’hman achève le Séfer-HaGanouz [le Livre Caché] pour l’écriture duquel il se détacha de son entité corporelle, et qu’aucun œil n’a jamais vu ! Avant ‘Hanouka suivant (fin 1805), il termine de dicter à Rabbi Nathan, à partir de ses notes, le Séfer-Hamidoth ou « Livre du Aleph-Beth » qu’il commença à 6 ans !

En hiver 1806, il dicte à Rabbi Nathan la copie de son manuscrit du Sefer-HaNisraf [le Livre Brûlé] (que seul le Machia’h viendra révéler avec le Séfer-HaGanouz…) Suite à ce Livre, il perd cette année-là, peu après Chavou’oth, son fils Chlomo-Ephraïm (destiné à être le Libérateur…) âgé d’un peu plus d’un an. (voir chap. L’héritage)

L’été suivant, Rabbi Na’hman débute le premier de ses Treize Contes…

 

La veille de Chavou’oth 1807, il perd sa première femme (de tuberculose). Peu de temps après, il contracta lui aussi la tuberculose… Avant le Roch-Hachana suivant, il se remarie avec la fille de Rabbi Yé’hezkel Trachtenbourg de Brody.

 

Après Souccoth 1807, Rabbi Na’hman voyage à Lemberg où il restera huit mois… C’est ici, avant Pessa’h 1808, qu’il ordonne d’aller brûler le Séfer-HaNisraf, grâce à quoi il pu vivre encore presque trois ans !

Puis cette année-là fut éditée la première partie du Likoutey-Moharan, le recueil majeur de ses enseignements…

 

C’est avant Pourim 1810 que Rabbi Na’hman dévoile en totalité le sujet du Tikoun-Haklali : la Réparation Générale pour tout, par la récitation des Dix Téhilim fondés sur les « Dix Sortes de Mélodies » ! (Il avait commencé à le révéler dès 1805…)

Et peu après, il termine de raconter le dernier des Treize Contes constituant son Livre Sippouré-Ma’assioth.

 

A 38 ans, Rabbi Na’hman quitte Breslev (à la suite de l’incendie de sa maison) après Pessa’h 1810, pour s’installer à Ouman…

Souffrant depuis trois ans de tuberculose, c’est là que Rabbi Na’hman choisit de vivre ses dernières heures et de préparer son départ de ce monde, en ce lieu sacré car témoin d’un grand sacrifice de notre peuple : trente-mille juifs immolés par les cosaques lors d’un pogrome en 1768 à Ouman (à la suite d’une série d’autres dans toute l’Ukraine), pour avoir, tous, refuser de s’incliner devant l’idole, et qui sanctifièrent ainsi le Nom de Dieu !

Rabbi Na’hman pensa bien terminer ses jours en Israël afin d’y être enterré, mais l’endroit de sa Tombe fut choisi depuis les Six Jours de la Création…

 

C’est à Ouman qu’il déclara : « GWALT ! Ne vous découragez pas ! Le désespoir n’existe pas ! » Et qu’il affirma en ce qui concerne notre réparation et la Délivrance : « J’ai fini ! Et je finirai ! »

 

Avant de partir, Rabbi Na’hman nous rassura, en disant aux disciples qui entouraient son lit : « Qu’avez-vous à vous inquiétez… Puisque je vais devant vous, vous n’avez rien à craindre du tout ! »

 

Rabbi Na’hman de Breslev quitta ce monde le 18 Tichri 5571 (1810), quatrième jour de Souccoth. Avant son départ, il avait prédit :

« Ma Flamme flambera à jamais. Elle ne s’éteindra pas ! Ma Flamme flambera jusqu’à l’arrivée du Machia’h ! »

 

Prophétie qui se réalise, car aujourd’hui des milliers de juifs de tous horizons puisent aux sources de celui que ses disciples appellent Rabbénou Hakadoch, et se rendent chaque année, toujours plus nombreux, chez lui à Ouman, pour Roch-Hachana !

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