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COURS DE TORAH BRESLEV EN VIDÉOS SUR LES ENSEIGNEMENTS DE RABBI NA'HMAN DE BRESLEV
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« Le monde entier n’a été créé que pour moi » – ‘HAYÉ MOHARANE – « Les vies de notre Maître Rabbi Na’hman » – Paragraphes 1 et 2

« Les vies de notre maître Rabbi Na’hman » est une importante oeuvre biographique sur Rabbi Na’hman de Breslev, à partir du ‘Hayé Moharane de Rabbi Nathan, son élève. Avec des notes de Rabbi Na’hman de Tchérine – Lemberg 1874.

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La Torah n° 5 intitulée « Avec des trompettes » fut dispensée à Breslev à l’occasion de Roch Hachana 1802. Cette année-là, la fête eut lieu lundi et mardi. C’était le premier Roch Hachana que notre maître zal passait depuis son installation à Breslev, et ce fut pour moi le premier Roch Hachana que je passai en sa compagnie depuis mon rapprochement auprès de lui. On entendait alors des rumeurs concernant des décrets qu’ils [nos ennemis] voulaient appliquer dans le monde, décrets qui sont sortis à notre époque, en raison de nos nombreuses fautes. Il s’agissait d’enrôler les enfants d’Israël à l’armée, que D.ieu nous en préserve à partir de maintenant. Car ces mesures avaient commencé à germer à l’époque où le pouvoir polonais était encore en place, avant que le Tsar de Russie ne conquière notre pays. Puis, au début de sa conquête de notre territoire, la chose s’était un peu calmée, mais par la suite, elle se réveilla à nouveau : des bruits couraient qu’ils cherchaient à appliquer plusieurs décrets, appelés pounktin. Notre maître zal dispensa alors la Torah intitulée « avec des trompettes », qui débute par : « Car tout homme doit se dire : ‘le monde entier n’a été créé que pour moi’, etc., combler le manque du monde et prier D.ieu béni soit-Il en sa faveur, etc., c’est-à-dire avant la promulgation du décret », etc., s’y référer, cette leçon faisant allusion aux décrets mentionnés précédemment.

(Voir à ce propos l’ouvrage Parpéraot la’hokhma. L’auteur écrit : « J’ai entendu de mon père, que son souvenir soit béni, que notre maître zal avait alors fait allusion au fait que le décret avait déjà été promulgué, cependant, en dépit de cela, notre maître zatsal œuvra énormément durant toute l’année pour adoucir le jugement, jusqu’à ce qu’il parvint à obtenir, par sa prière, que l’application du décret soit reportée, de sorte qu’il ne devint effectif qu’au bout de seize ans après sa disparition. Il y aurait à ce propos beaucoup à dire, ce qui fera l’objet d’une autre conversation par ailleurs », s’y référer.

Des anciens parmi les hassidé breslev ont raconté qu’ils avaient alors entendu notre maître zal déclarer : « Je l’ai repoussé d’un peu plus d’une vingtaine d’années ». Il en fut réellement ainsi, car depuis l’année où la Torah n°5 fut dispensée jusqu’au moment où le décret fut appliqué fin 1827, s’écoulèrent environ 25 ans).

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La Torah n°6 intitulée « Appelle Yéhochou’a » fut donnée lors du Chabbath Téchouvah qui suivit le Roch Hachana indiqué ci-dessus. Il mentionna alors vers le début de la Torah le verset : « Et sur cette forme de trône, une forme ayant apparence humaine au-dessus ». (Par la suite, dans son saint manuscrit, ne figure plus ce verset si ce n’est vers la fin de la leçon, comme le mentionne l’ouvrage, s’y référer). Il saisit alors, de ses deux mains, les deux accoudoirs de la chaise sur laquelle il était assis. Il s’agitait sur la chaise et déclara avec crainte et effroi, dans une immense abnégation : « Quand on s’assoit sur la chaise, on est alors un homme », ses propos demeurent très cachés (Note du transcripteur : voir Zohar Tazri’a 48a).
Plus tard, il acheva de dispenser tout cet enseignement impressionnant, imprimé dans l’ouvrage [Likouté Moharan]. Au moment où il énonça cette Torah, il n’évoqua pas du tout le sujet des intentions mystiques du mois d’Elloul, toutefois, par la suite, quand il finit de donner tout cet enseignement, après avoir prié Arvith et après avoir fait la Havdalah, il en revint à parler de cette Torah, comme il en avait toujours l’habitude. Il s’adressa alors aux fidèles, des gens importants, d’âge vénérable, assis à ce moment-là près de lui, lesquels priaient en se conformant au Sidour du Ari zal : « Dites-moi comment toutes les intentions mystiques du mois d’Elloul sont inscrites en allusion dans l’enseignement énoncé précédemment? », mais ils gardèrent le silence, sans donner de réponse, car en vérité, il n’est pas possible, en aucune façon, de comprendre par soi-même, le secret inhérent aux intentions mystiques du mois d’Elloul, sur la manière dont elles sont inscrites allusivement dans cette Torah. Il ordonna qu’on lui amène un Sidour du Ari zal, il l’ouvrit et leur montra quelles étaient les intentions mystiques à avoir durant le mois d’Elloul. Puis il ouvrit sa bouche, si sainte et si redoutable, et se mit à dévoiler des merveilles, à savoir comment toutes les intentions mystiques d’Elloul y étaient incluses en allusion, de façon prodigieuse et très impressionnante, comme cela est rapporté dans l’ouvrage [Likouté Moharan], mais il est impossible de décrire par écrit l’impression qui envahit mon cœur, tout l’agrément et les merveilles qui relèvent de Celui qui possède la connaissance parfaite, que je ressentis alors, au moment où j’eus le privilège d’entendre tout cela.
Après le Chabbath, il discourut également sur l’enseignement précité, qui parle de Moché, Yéhochou’a et la tente d’assignation, lesquels représentent respectivement le point supérieur, le point inférieur et le Vav. Il me confia alors dans les termes suivants qu’à chaque fois que le Rabbi et son élève se réunissent ensemble, ce triple aspect est mis en place, c’est-à-dire Moché, Yéhochou’a et la tente d’assignation.
Tout ceci eut lieu au début de mon rapprochement auprès de lui. À cette époque, je n’avais pas encore eu le mérite d’écrire devant lui de longs enseignements, mais je consignai par écrit uniquement de courts sujets, pour moi-même, en son absence, et je me languissais pendant longtemps de recevoir cette Torah chez lui, sous forme d’un manuscrit écrit de sa sainte main, mais j’en eu le privilège qu’après la fête de Pourim, alors que je me trouvais chez lui à Medvedivké. Je m’assis alors devant lui et je recopiai cette Torah, qu’il me dicta à partir de son ouvrage écrit de sa sainte main, tandis que je mettais par écrit sur du papier.
Par la suite, à un certain moment proche de la nuit, je me trouvai debout devant lui, alors qu’il était assis sur son lit et qu’il s’apprêtait à dormir. Au cours du long entretien que j’eus avec lui, il me dévoila les trois mitsvoth qu’il incombait à Israël de réaliser à leur entrée en terre sainte, un sujet relatif à cet enseignement, tel qu’il figure à sa place dans la leçon, s’y référer. Il conclut alors en ces termes : « Car toutes ces trois mitsvoth correspondent au repentir », conformément à ce qui y est imprimé. Je lui demandai alors : « Comment ces trois mitsvoth présentent-elles un lien avec le repentir ? ». Il me répondit en ces termes : « Cela, c’est toi qui le diras ! ». Sur ces mots, je pris congé de lui zal, et je me mis aussitôt à réfléchir à ce sujet, et, sur le chemin qui me menait de sa maison au lieu de mon hébergement, D.ieu béni soit-Il me suggéra immédiatement de belles explications originales à ce propos, et lorsque j’arrivai à l’auberge, je trouvai de quoi écrire, avec l’aide de D.ieu béni soit-Il, et je rédigeai aussitôt ce que D.ieu m’avait accordé gracieusement à ce sujet. Cet épisode fut pour moi le début de mon apprentissage dans le domaine de l’innovation dans sa sainte Torah, en se chargeant de me former dans sa bienveillance et ses merveilleux cheminements. Le lendemain, je lui présentai ce que j’avais écrit : cela lui plut, et, souriant tout à la joie, il me déclara : « Tu pourras apprendre si tu fais preuve d’assiduité ». Cependant, en dépit de cela, je fus contraint par la suite de m’interrompre dans la rédaction de nouvelles idées, jusqu’à ce que j’étudie beaucoup les Codificateurs, puis les ouvrages de la Kabbale, etc. Ce n’est qu’après qu’il me recommanda de découvrir de nouvelles idées, puis de les mettre par écrit, comme il est rapporté à ce sujet par ailleurs.

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